7/10
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Appearance 10
Aroma 7
Flavor 6
Texture 8
Overall 6
Cette Deux possède dans son marketing, clairement les codes du luxe. La bouteille est ici pensée pour s’apparenter au champagne, dont elle reprend d’ailleurs la technique de remuage (effectuée, évidemment en champagne). En verre, même volonté de s’apparenter à un breuvage d’exception, avec un blond doré (EBC aux alentours de 11), parfaitement limpide, parée d’une multitude de fines bulles. Petit bémol cependant à la mousse, pas assez homogène, très abondante lors du versage, et qui s’estompe rapidement pour s’équilibrer à 1 cm. Le nez ne présente quant à lui rien d’exceptionnel, mais agréable sur le miel, les agrumes, le citron et la coriandre. Malheureusement la déception continue à la dégustation où la bière n’arrivera jamais à s’équilibrer avec de surcroît une linéarité qui la fait devenir ennuyeuse au bout d’un certain temps. L’attaque présente d’emblée une acidité qui se couple à une lourdeur aromatique : alcool à 11,5 % Abv dont la force est contenue par un sucre bien présent (trop) et épices font une bouche relativement lourde. L’amertume n’est pas assez poussée pour trouver de la fraîcheur. Des notes fruités de pêche, pomme et poire permettent néanmoins de limiter les dégâts. Ensuite...très peu d’évolution...Deuxième bouche semblable, avec toutefois une arrière bouche légèrement plus équilibrée et un final, d’une bonne longueur avec un petit élancement, et un trio alcool, amertume et épices. Je suis peut être dur dans ma critique, cette Deus ayant quelques qualités (notamment la maîtrise de l’alcool qui confère une base tonique) mais quand on se pare de l’apparat du luxe, on attend du luxe. Pour le même prix, il est possible de s’acheter de très bonnes bouteilles de champagne et pour beaucoup moins cher, de grandioses bouteilles de bières.
Tried
on 25 Aug 2017
at 09:14